mon histoire

Avant même d’avoir terminé mon cursus étudiant dans le modélisme, il y a 20ans, j’ai été très vite happée par la hantise du bien aller du vêtement, et mes premiers pas en couture sur mesure m’ont tôt fait découvrir toute la variété des corps et des postures que j’avais pour mission d’habiller. Habiller pour tous les jours, pour une occasion spéciale, pour un spectacle, ou juste pour faire la cagole auprès des copines…

Puis le prêt-à-porter est venu dans mon parcours et avec lui des méthodes, gravées dans le marbre, parfois trop: quand les barèmes de mensuration datent des années 70 mais qu’entre temps la femme des années 2000 a pris plus de 10cm de tour de taille, il est temps de se poser et réfléchir à quel corps on veut vraiment habiller, et de bien écouter les retours des clients, ET les retours de marchandise qui ne conviennent pas, sans compter les invendus.

Au fil des expériences professionnelles dans différentes structures, quelquechose continuait à me tracasser mais impossible de mettre le doigt dessus. C’est en travaillant dans le vêtement professionnel, nécessitant de fournir à chaque salarié d’une société le même vestiaire (qu’il soit armoire à glace, enrobé, grand duduche, ou atteint de nanisme), que j’ai compris ce qui ne collait pas: la modéliste, au fil de la modernisation de son métier (via la CAO par exemple), avait progressivement perdu le lien entre le corps et le vêtement… On ne produisait plus des vêtements (à faire porter par des corps donc), mais des produits textiles devant obéir à des règles strictes de longueur et de largeur. Et de qualité de fabrication. On ne gradait plus pour correspondre idéalement à telle ou telle taille mais pour remplir un tableau excel. Parfois on faisait des modifications dans le vêtement, pas pour qu’il tombe mieux mais pour qu’il soit plus joli sur le cintre en magasin…

Il existe cependant un outil de CAO qui a une force bien à lui: cet outil, Amétrine le met à votre disposition, dans sa version la plus aboutie lancée en juillet 2017.